TEXTE 1Les questions qui suivent portent sur ce texte
Chaque automne, la publication des grands classements internationaux d'universités provoque le même rituel : des communiqués triomphants, des tribunes indignées, et une discussion qui porte rarement sur ce que ces palmarès mesurent réellement. L'objection courante est qu'ils seraient arbitraires. Elle est trop facile. Les critères sont publiés, les pondérations aussi ; rien n'y est caché. Le problème n'est pas l'opacité, c'est le glissement qui s'opère entre ce qui est compté et ce que le lecteur croit lire.
Ce qui est compté, pour l'essentiel, ce sont des publications, des citations et des distinctions scientifiques. Un établissement dont les chercheurs publient beaucoup, dans des revues très lues, et dont quelques membres ont reçu les prix les plus prestigieux, occupera un rang élevé. S'y ajoutent, selon les palmarès, la part d'enseignants étrangers, le nombre de doctorants ou la réputation mesurée par sondage auprès d'universitaires. C'est une information utile, et elle n'est pas trompeuse tant qu'on la nomme correctement : elle décrit une puissance de recherche. Le lecteur, lui, comprend le plus souvent tout autre chose. Il lit un classement des lieux où il fait bon étudier, et il choisit en conséquence. Entre ces deux lectures, aucun avertissement ne vient signaler le changement de sujet.
Or la qualité de l'enseignement reçu par un étudiant de licence n'entretient qu'un rapport lointain avec le nombre de citations obtenues par les laboratoires de son université. Un chercheur très cité peut n'enseigner que quelques heures par an, devant un public de doctorants. L'encadrement, la disponibilité des enseignants, la qualité des bibliothèques, le taux de réussite en première année : rien de tout cela ne pèse lourd dans les pondérations, quand ces éléments y figurent.
À cette confusion s'ajoute un effet de taille que l'on sous-estime. La plupart des indicateurs retenus sont des volumes, non des moyennes. Une université qui compte soixante mille étudiants et trois mille chercheurs publiera mécaniquement davantage qu'un établissement spécialisé de cinq mille personnes, même si le second est, rapporté à ses effectifs, plus productif. Les fusions d'établissements observées dans plusieurs pays européens ont d'ailleurs fait bondir certains rangs sans qu'un seul cours ait changé.
Faut-il pour autant jeter ces palmarès ? Ce serait perdre une information réelle. Un étudiant qui veut faire une thèse a tout intérêt à savoir où se concentre la recherche de son domaine, et les classements le lui disent mieux que n'importe quelle brochure. Un jeune enseignant qui cherche un laboratoire y trouvera de même une cartographie que personne d'autre ne publie. Le tort n'est pas de les publier, il est de les lire comme un jugement global. Un palmarès répond à une question précise ; il devient nuisible dès qu'on lui en fait dire une autre. On ne reproche pas à un thermomètre de ne pas indiquer l'heure : on lui reprocherait seulement d'être vendu comme une horloge.
La conclusion raisonnable tient en peu de mots. Avant de regarder un rang, il faut regarder la liste des critères et se demander si l'on cherche la même chose que celui qui les a choisis. Cette précaution ne demande que quelques minutes, et elle transforme un chiffre creux en renseignement utilisable. Les classements ne mentent pas ; ils répondent simplement à une question que la plupart de leurs lecteurs ne se sont jamais posée.
QUESTION 1Difficulté moyenne · 70 secondes conseillées
Quel titre conviendrait le mieux à ce texte ?
ALe palmarès des tricheursBDes critères tenus secretsCUne mesure lue de traversDLa fin des classementsEL'université contre la recherche
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La bonne réponse
CUne mesure lue de travers
Le texte ne conteste ni l'honnêteté des classements ni la publicité de leurs critères. Il soutient qu'ils sont mal lus : on y cherche un jugement général là où ils mesurent une puissance de recherche.
« Une mesure lue de travers » est le seul titre qui porte cette idée.
Le piège Choisir « Des critères tenus secrets », que le texte écarte explicitement dès le premier paragraphe.
QUESTION 2Difficulté difficile · 85 secondes conseillées
Quelle est la thèse défendue par l'auteur ?
ALes classements devraient être interdits car leurs critères sont arbitraires.BLes classements favorisent volontairement les établissements les plus riches.CLes classements devraient accorder plus de poids au taux de réussite en licence.DLes classements sont sans intérêt pour un étudiant qui prépare une thèse.ELes classements mesurent une chose et sont lus comme s'ils en mesuraient une autre.
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La bonne réponse
ELes classements mesurent une chose et sont lus comme s'ils en mesuraient une autre.
L'auteur défend les classements contre l'accusation d'arbitraire, puis montre qu'ils décrivent une puissance de recherche et non la qualité d'un enseignement.
Tout le texte tient dans cet écart : les classements mesurent une chose et sont lus comme s'ils en mesuraient une autre.
Le piège Prendre pour la thèse une proposition que le texte formule sans la défendre. Le poids du taux de réussite est constaté comme faible, jamais réclamé.
QUESTION 3Difficulté abordable · 55 secondes conseillées
D'après le texte, que mesurent principalement les classements ?
ALe taux de réussiteBLa sélectivitéCLe budget par étudiantDL'insertion professionnelleELa puissance de recherche
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La bonne réponse
ELa puissance de recherche
Le deuxième paragraphe énumère ce qui est compté : publications, citations, distinctions scientifiques.
L'auteur nomme lui-même le résultat : une puissance de recherche.
Le piège Répondre « sélectivité » par habitude. Le mot n'apparaît nulle part dans le texte, et aucun critère cité ne s'en approche.
QUESTION 4Difficulté moyenne · 80 secondes conseillées
Pourquoi, selon l'auteur, la taille d'un établissement fausse-t-elle sa place ?
AParce que les grandes universités disposent de bibliothèques mieux fournies.BParce que les fusions d'établissements améliorent la qualité des cours donnés.CParce que les indicateurs retenus sont des volumes et non des moyennes.DParce que les grandes universités attirent les chercheurs les plus cités.EParce que les petits établissements refusent de communiquer leurs chiffres.
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La bonne réponse
CParce que les indicateurs retenus sont des volumes et non des moyennes.
Un volume grandit avec l'effectif : à productivité égale, un établissement deux fois plus grand publie deux fois plus.
C'est la nature de l'indicateur qui crée l'écart : les indicateurs retenus sont des volumes et non des moyennes.
Le piège Retenir l'attractivité auprès des chercheurs. Elle est plausible, mais le texte n'en dit rien : il explique l'effet par la seule arithmétique des volumes.
QUESTION 5Difficulté difficile · 90 secondes conseillées
Parmi les affirmations suivantes, lesquelles sont conformes au texte ?
1) Les critères des classements sont publics.
2) Un chercheur très cité enseigne nécessairement beaucoup.
3) Une fusion d'établissements peut faire monter un rang.
A1 + 2B2 + 3C1 + 2 + 3DSeulement 1E1 + 3
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La bonne réponse
E1 + 3
L'affirmation 1 est écrite dès le premier paragraphe, et l'affirmation 3 figure à la fin du quatrième : les fusions ont fait bondir certains rangs sans qu'un cours change.
L'affirmation 2 dit l'inverse du texte, qui donne l'exemple d'un chercheur n'enseignant que quelques heures par an. 1 + 3.
Le piège Cocher les trois. La deuxième affirmation retourne un exemple du texte : c'est précisément ce qu'il donne comme contre-exemple.
QUESTION 6Difficulté moyenne · 75 secondes conseillées
Quelle attitude l'auteur recommande-t-il à son lecteur ?
AComparer plusieurs palmarès avant de se décider pour un établissement.BSe fier au rang général plutôt qu'au détail, souvent trompeur.CRenoncer aux classements et se renseigner auprès des étudiants.DLire la liste des critères avant de regarder le rang obtenu.EPréférer systématiquement les établissements de petite taille.
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La bonne réponse
DLire la liste des critères avant de regarder le rang obtenu.
Le dernier paragraphe donne la consigne en une phrase : regarder les critères, puis se demander si l'on cherche la même chose que celui qui les a choisis.
C'est une précaution de lecture, pas un rejet : lire la liste des critères avant de regarder le rang obtenu.
Le piège Choisir la comparaison de plusieurs palmarès. C'est un conseil raisonnable, mais le texte ne le donne pas : il demande de lire les critères d'un seul.
QUESTION 7Difficulté difficile · 85 secondes conseillées
Laquelle de ces affirmations l'auteur refuserait-il ?
AUn palmarès renseigne utilement un futur doctorant sur son domaine.BLe rang d'une université dit peu de chose de son enseignement en licence.CLes pondérations des classements sont connues de qui veut les consulter.DLe rang d'une université indique la qualité de vie de ses étudiants.ELa taille d'un établissement influe sur les indicateurs de volume.
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La bonne réponse
DLe rang d'une université indique la qualité de vie de ses étudiants.
Le texte décrit cette lecture comme l'erreur même qu'il veut corriger : le lecteur croit tenir un classement des lieux où il fait bon étudier.
L'auteur refuserait donc que le rang d'une université indique la qualité de vie de ses étudiants ; les quatre autres affirmations, elles, sont soutenues par le texte.
Le piège Se laisser prendre par la première proposition, qui semble contredire un texte critique. L'auteur défend au contraire l'utilité des palmarès pour un doctorant.
QUESTION 8Difficulté moyenne · 60 secondes conseillées
Dans la phrase « elle transforme un chiffre creux en renseignement utilisable », que désigne le mot « elle » ?
ALa brochureBLa précautionCL'universitéDLa rechercheELa thèse
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La bonne réponse
BLa précaution
Le pronom reprend le sujet de la phrase précédente : la précaution qui consiste à lire les critères avant le rang.
C'est ce geste de lecture, et rien d'autre, qui rend le chiffre utilisable.
Le piège Rattacher le pronom au mot le plus proche. « Quelques minutes » précède immédiatement, mais ne peut rien transformer.
TEXTE 2Les questions qui suivent portent sur ce texte
La gratuité totale des transports urbains revient régulièrement dans le débat municipal, portée par un argument simple : supprimer le prix, c'est supprimer l'obstacle. Les villes qui ont franchi le pas offrent aujourd'hui assez de recul pour examiner la promesse sans se contenter de la proclamer.
Le premier constat est net : la fréquentation augmente, et parfois beaucoup. Dans les agglomérations moyennes qui ont supprimé le ticket, les hausses relevées vont de vingt à soixante pour cent en quelques années. Ce chiffre est réel et il n'est pas contesté. Le second constat l'est davantage : la part de ces nouveaux voyageurs qui laissent leur voiture au garage reste faible. Les enquêtes menées après coup montrent que la majorité des trajets gagnés étaient auparavant effectués à pied, à vélo, ou n'existaient tout simplement pas. Le bus se remplit ; l'automobile ne se vide guère.
La raison en est connue des économistes des transports : pour un automobiliste, le prix du ticket pèse peu au regard du temps. Ce qui décide un conducteur à changer de mode, c'est la durée du trajet, la fréquence du passage et la fiabilité de l'horaire. Un réseau gratuit qui passe toutes les vingt minutes reste moins attrayant qu'un réseau payant qui passe toutes les cinq. Il faut y ajouter le coût déjà engagé : un ménage qui possède une voiture a payé l'assurance, le stationnement et l'entretien avant même de démarrer, et ne compare plus, au moment de choisir, que quelques litres de carburant à une demi-heure d'attente. La gratuité agit sur la variable la moins déterminante.
Vient alors la question du financement. Les recettes de billetterie couvrent, selon les réseaux, entre dix et trente pour cent du coût d'exploitation : leur suppression n'est donc pas insurmontable, mais elle doit être compensée. Elle l'est généralement par une contribution des employeurs ou par le budget général de la collectivité. Le trajet ne devient pas gratuit : il devient payé autrement, et par d'autres. Ce déplacement mérite d'être assumé plutôt que masqué par le mot.
Le risque le plus sérieux est ailleurs. Une collectivité qui renonce à ses recettes sans augmenter sa contribution se prive des moyens d'étendre son réseau. Or l'extension et la fréquence sont précisément ce qui attirerait les automobilistes. Certaines villes ont ainsi obtenu un réseau gratuit et figé, quand un réseau payant mais dense aurait davantage réduit la circulation. La gratuité peut alors coûter au transport public ce qu'elle prétendait lui apporter.
Rien de tout cela ne condamne la mesure. Là où le réseau est déjà dense et où la billetterie rapporte peu, la supprimer allège la vie des ménages modestes, simplifie l'exploitation et fait disparaître le coût du contrôle, qui absorbe parfois une large part de ce que la vente rapporte. Elle épargne aussi aux usagers les plus fragiles la crainte de l'amende, et aux conducteurs les conflits de fin de ligne. C'est une politique sociale défendable, et elle n'a pas besoin d'être autre chose pour l'être. Ce qui ne tient pas, c'est de la présenter comme une politique de report modal. Une ville qui veut vider ses rues de voitures doit d'abord faire passer les bus plus souvent ; qu'elle les fasse ensuite payer ou non est une question distincte, et de second rang.
QUESTION 9Difficulté moyenne · 70 secondes conseillées
Quel titre conviendrait le mieux à ce texte ?
ALe ticket, faux coupableBContre les transports publicsCLa gratuité, une escroquerieDPayer moins, rouler plusELe bus contre la voiture
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La bonne réponse
ALe ticket, faux coupable
Le texte montre que le prix du ticket n'est pas ce qui retient les automobilistes : le temps, la fréquence et la fiabilité pèsent bien davantage.
« Le ticket, faux coupable » résume cette démonstration sans condamner la gratuité, que l'auteur juge défendable par ailleurs.
Le piège Choisir « La gratuité, une escroquerie ». L'auteur écrit explicitement que la mesure est une politique sociale défendable.
QUESTION 10Difficulté difficile · 85 secondes conseillées
Que soutient l'auteur au sujet de la gratuité des transports ?
AElle est trop coûteuse pour être financée par une collectivité moyenne.BElle réduit la circulation automobile dès lors que le réseau est dense.CElle se défend socialement mais ne suffit pas à faire changer de mode.DElle doit être réservée aux ménages dont les revenus sont les plus faibles.EElle produit ses effets à condition d'être accompagnée d'un péage urbain.
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La bonne réponse
CElle se défend socialement mais ne suffit pas à faire changer de mode.
L'auteur sépare deux justifications : la gratuité tient comme mesure sociale, elle ne tient pas comme politique de report modal.
C'est cette distinction, et non un rejet, qui organise le texte : la gratuité se défend socialement mais ne suffit pas à faire changer de mode.
Le piège Lire une condamnation. Le texte défend la mesure sur un terrain et la conteste sur un autre : le nier revient à n'en retenir que la moitié.
QUESTION 11Difficulté abordable · 55 secondes conseillées
Quelle part du coût d'exploitation les recettes de billetterie couvrent-elles, d'après le texte ?
ADe dix à trente pour centBMoins de cinq pour centCEnviron la moitiéDDe soixante à quatre-vingts pour centELa totalité
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La bonne réponse
ADe dix à trente pour cent
Le quatrième paragraphe donne la fourchette telle quelle : les recettes de billetterie couvrent de dix à trente pour cent du coût d'exploitation.
C'est parce que cette part est modeste que sa suppression n'est pas insurmontable, précise aussitôt l'auteur.
Le piège Confondre cette fourchette avec la hausse de fréquentation, citée juste avant et comprise entre vingt et soixante pour cent.
QUESTION 12Difficulté moyenne · 70 secondes conseillées
D'après le texte, d'où viennent principalement les nouveaux voyageurs ?
ADes trajets faits auparavant à pied ou à vélo, ou qui n'existaient pas.BDes habitants des communes voisines nouvellement desservies par le réseau.CDes automobilistes qui renoncent à leur véhicule pour aller travailler.DDes usagers qui fraudaient et qui voyagent désormais en règle.EDes touristes attirés par la gratuité pendant la saison estivale.
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La bonne réponse
ADes trajets faits auparavant à pied ou à vélo, ou qui n'existaient pas.
Le deuxième paragraphe le dit sans détour : les nouveaux voyageurs viennent de trajets faits auparavant à pied ou à vélo, ou qui n'existaient pas.
C'est ce qui fonde toute la suite : le bus se remplit, l'automobile ne se vide guère.
Le piège Choisir la fraude, explication plausible que le texte n'évoque jamais.
QUESTION 13Difficulté difficile · 90 secondes conseillées
Parmi les affirmations suivantes, lesquelles sont conformes au texte ?
1) La fréquentation augmente après la suppression du ticket.
2) La gratuité rend le trajet réellement gratuit pour la collectivité.
3) Un réseau gratuit peut se retrouver privé de moyens d'extension.
A1 + 2B2 + 3C1 + 2 + 3D1 + 3ESeulement 3
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La bonne réponse
D1 + 3
Les affirmations 1 et 3 reprennent deux constats du texte : la hausse de fréquentation, et le réseau gratuit mais figé faute de recettes.
L'affirmation 2 contredit le texte, qui insiste sur le déplacement du financement vers les employeurs ou le budget général. 1 + 3.
Le piège Retenir l'affirmation 2 parce que le mot « gratuit » figure partout. Le texte emploie ce mot pour le contester.
QUESTION 14Difficulté difficile · 90 secondes conseillées
Quelle information affaiblirait le plus la position de l'auteur ?
AUne ville où la gratuité a été financée par une taxe sur les employeurs.BUne ville où la moitié des nouveaux usagers ont renoncé à leur automobile.CUne ville où la fréquentation a augmenté de soixante pour cent en trois ans.DUne ville où le réseau n'a pas été étendu depuis le passage à la gratuité.EUne ville où le coût du contrôle des titres était particulièrement élevé.
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La bonne réponse
BUne ville où la moitié des nouveaux usagers ont renoncé à leur automobile.
L'auteur tient que la gratuité ne convertit guère d'automobilistes. Une ville où la moitié des nouveaux usagers auraient abandonné leur voiture contredirait directement ce constat.
Les quatre autres situations sont compatibles avec sa position, quand elles ne la confirment pas.
Le piège Prendre la forte hausse de fréquentation pour un démenti. L'auteur l'admet lui-même : c'est son interprétation, pas le chiffre, qu'il faut attaquer.
QUESTION 15Difficulté difficile · 80 secondes conseillées
Quelle est l'idée principale du troisième paragraphe ?
ALe carburant coûte moins cher qu'un abonnement mensuel de transport.BCe qui retient l'automobiliste est le temps, non le prix du billet.CLes économistes des transports sont partagés sur l'effet de la gratuité.DUn réseau qui passe toutes les vingt minutes est un réseau mal conçu.ELes ménages motorisés sous-estiment ce que leur coûte leur véhicule.
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La bonne réponse
BCe qui retient l'automobiliste est le temps, non le prix du billet.
Le paragraphe explique pourquoi la gratuité convertit si peu : le conducteur compare des durées, pas des tarifs, et l'essentiel de ce qu'il a dépensé l'est déjà.
Le prix du billet est la variable la moins déterminante de son choix.
Le piège Retenir le coût déjà engagé, qui n'est qu'un argument parmi ceux du paragraphe. L'idée principale est la comparaison entre le temps et le prix.
Questions écrites pour Prépa 600, au format de l'épreuve. Aucun sujet officiel n'est reproduit : la FNEGE n'en publie aucun.